Salariés saisonniers : des risques professionnels à ne pas sous-estimer
- il y a 2 jours
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Chaque année, des milliers de salariés saisonniers renforcent les équipes dans les secteurs du tourisme, de l’agriculture, de la restauration, du commerce ou encore de l’événementiel.
Selon l’article L.1242-2 du Code du travail, le travail saisonnier correspond à « l’exécution de tâches normalement appelées à se répéter chaque année, à des dates à peu près fixes, en fonction du rythme des saisons ou des modes de vie collectifs, indépendamment de la volonté de l’employeur. »

Salariés saisonniers : une population particulièrement exposée
Souvent jeunes ou nouvellement recrutés, les salariés saisonniers sont plus vulnérables face aux risques professionnels, notamment en raison de :
Turn-over important et intégration accélérée
Formation et information sur le poste et les risques parfois incomplètes
Rythmes de travail soutenus, horaires atypiques
Méconnaissance des consignes de sécurité et des droits
Exposition accrue aux conditions climatiques (chaleur, froid)
Les données nationales montrent que les jeunes travailleurs et les nouveaux embauchés présentent un risque d’accident du travail plus élevé durant les premiers mois d’activité.
Un suivi de santé encadré par la réglementation
Le suivi de santé des saisonniers est une obligation légale, dont les modalités varient selon la durée du contrat et les risques liés au poste (hors secteur agricole).
Contrat de moins de 45 jours | Contrat de 45 jours ou plus |
Pas d’examen médical d’embauche systématique | Poste sans risque particulier : AFP |
Participation obligatoire à une Action de Formation et de Prévention (AFP) organisée par l’AMET | Poste à risques particuliers : examen médical d’aptitude obligatoire (suivi individuel renforcé) |
Un salarié peut être dispensé d'examen médical si :
| |
L’Action de Formation et de Prévention (AFP)
L'AFP est une session d'information collective d'environ une heure, organisée par l’AMET. Elle vise à :
Présenter les risques professionnels (TMS, risques chimiques, addictions, risque routier, ...) | Rendre le salarié acteur de sa propre santé |
Bon à savoir | Une attestation est délivrée à l’issue de la session, valable pour toute la durée de la mission. |
Postes à risques particuliers : de quoi parle-t-on ?
Certains postes nécessitent une vigilance renforcée en raison d’expositions spécifiques :
Agents chimiques dangereux (amiante, plomb, CMR…)
Rayonnements ionisants
Travaux en hauteur (échafaudages)
Conduite d’engins (CACES), habilitation électrique
Manutention de charges lourdes (> 55 kg)
Zoom sur les salariés de moins de 18 ans
Les mineurs bénéficient d’une protection renforcée :
Interdiction de certains travaux dangereux (exposition à des agents chimiques, travail en hauteur, machines dangereuses…) sauf dérogation encadrée
Durée du travail réglementée (limitations horaires, temps de repos obligatoires)
Suivi médical obligatoire avant l’embauche
Encadrement renforcé par l’employeur
Une vigilance particulière est requise pour adapter les missions à leur âge et à leur niveau d’expérience.
Les responsabilités de l’employeur
La prévention des risques professionnels chez le travailleur saisonnier repose sur des actions simples mais essentielles :
Organiser un accueil sécurité structuré dès l’arrivée
Fournir des équipements de protection individuelle (EPI) adaptés
Mettre en place un tutorat pour les nouveaux arrivants
Adapter la charge de travail aux compétences et à l’expérience
Intégrer les saisonniers dans le document unique d’évaluation des risques (DUERP)
Organiser la visite (ou l'AFP) avant la fin de la période d'essai (ou avant l'embauche pour les mineurs)
Fournir au salarié les coordonnées du médecin du travail de l’AMET.
Le rôle de l’AMET
En fonction de la situation de chaque salarié, l’AMET conseille l’employeur sur l’évaluation des risques, propose des actions de formation et de prévention personnalisées, adaptées aux besoins du saisonnier, à ses missions et aux risques auxquels il peut être exposé.




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