Prévention cardiovasculaire : et si on mettait le cœur au cœur de la santé au travail ?
- il y a 2 jours
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Les maladies cardiovasculaires sont aujourd’hui un enjeu majeur de santé publique. En France, elles constituent la deuxième cause de mortalité, juste derrière les cancers, et occupent même la première place chez les femmes.

Les maladies cardiovasculaires : de quoi parle-t-on ?
Les maladies cardiovasculaires regroupent différentes atteintes du cœur et des vaisseaux sanguins, comme les problèmes d’artères, les troubles du rythme cardiaque ou encore les AVC.
Elles sont souvent liées à des habitudes de vie sur lesquelles il est possible d’agir : alimentation déséquilibrée, manque d’activité physique, tabac ou consommation excessive d’alcool. Ces facteurs peuvent entraîner l’apparition de troubles comme l’hypertension, le cholestérol, le diabète ou le surpoids, qui augmentent fortement les risques pour le cœur.
D’autres éléments entrent aussi en jeu, comme l’âge ou les prédispositions familiales.
Travail et cœur : un lien direct à ne pas négliger
Le monde du travail joue un rôle déterminant dans la santé cardiovasculaire.
Certaines expositions professionnelles augmentent les risques :
Contraintes physiques (charges lourdes, températures extrêmes)
Nuisances (bruit, substances chimiques)
Organisation du travail (horaires longs, travail prolongé)
Bon à savoir | L’enquête SUMER, menée entre 2016 et 2017 et publiée en 2024 par Santé Publique France, révèle que 6,8 % des salariés ont été exposés, la semaine précédant l’enquête, à une combinaison de facteurs nocifs pour le cœur (nuisances chimiques, le bruit, manutention, travail en milieu extrême, ...). |
Le stress, facteur aggravant majeur
Les risques psychosociaux ont un impact direct :
Accélération du rythme cardiaque
Déséquilibres hormonaux
Fatigue chronique
Réforme 2026 : la prévention cardiovasculaire s’invite dans l’entreprise
Source : Assemblée Nationale
Une proposition de loi adoptée en 2026 marque un tournant : faire du lieu de travail un acteur clé de la prévention cardiovasculaire.
Ce qui va changer concrètement |
Renforcement du dépistage précoce (tension, diabète, cholestérol…) à différents moments de la vie |
Intégration progressive de ces dépistages dans les parcours de santé y compris en entreprise |
Développement d'actions de sensibilisation, d'information et de dépistage auprès des salariés |
Meilleure prise en compte de certains publics à risque |
Comment agir concrètement en entreprise ?
Promouvoir un mode de vie sain | Améliorer les conditions de travail | Prévenir le stress |
Encourager l’arrêt du tabac | Réduire les expositions aux nuisances chimiques et physiques | Adapter la charge de travail |
Limiter l’alcool lors des événements professionnels | Aménager les postes pour limiter la pénibilité | Clarifier les objectifs |
Proposer une alimentation équilibrée | Lutter contre l’hyperconnexion | Former les managers à des pratiques bienveillantes |
Favoriser l’activité physique (défis sportifs, aménagement,...) | Favoriser l’équilibre vie professionnelle / vie personnelle | Développer une culture d’entreprise positive (collaboration, reconnaissance...) |
Vivre avec une maladie cardiovasculaire au travail : quels leviers ?
Vivre avec une maladie cardiovasculaire ne signifie pas renoncer à votre vie professionnelle. Cependant, certaines situations de travail peuvent aggraver votre état de santé : sédentarité prolongée, stress intense, horaires décalés, efforts physiques importants ou exposition à un bruit constant.
Le rôle du médecin du travail
Le médecin du travail est votre allié. Après un problème cardiaque, il peut évaluer avec vous votre aptitude à reprendre votre poste et proposer des aménagements adaptés à votre état de santé. Cela peut inclure :
Un temps partiel thérapeutique
Une adaptation des missions
Des aménagements du poste
Une organisation limitant fatigue et stress
Important | Le médecin du travail est tenu au secret professionnel : vous pouvez lui parler en toute confiance. Vous n’êtes pas obligé d’informer votre employeur ou vos collègues de votre maladie, mais si vous ressentez de la fatigue, de l’essoufflement ou si vous avez besoin d’aménagements, vous avez le droit de demander de l’aide. |




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