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Prévention cardiovasculaire : et si on mettait le cœur au cœur de la santé au travail ?

  • il y a 2 jours
  • 3 min de lecture

Les maladies cardiovasculaires sont aujourd’hui un enjeu majeur de santé publique. En France, elles constituent la deuxième cause de mortalité, juste derrière les cancers, et occupent même la première place chez les femmes.


Un médecin qui tient un coeur dans sa main

Les maladies cardiovasculaires : de quoi parle-t-on ?

Les maladies cardiovasculaires regroupent différentes atteintes du cœur et des vaisseaux sanguins, comme les problèmes d’artères, les troubles du rythme cardiaque ou encore les AVC.


Elles sont souvent liées à des habitudes de vie sur lesquelles il est possible d’agir : alimentation déséquilibrée, manque d’activité physique, tabac ou consommation excessive d’alcool. Ces facteurs peuvent entraîner l’apparition de troubles comme l’hypertension, le cholestérol, le diabète ou le surpoids, qui augmentent fortement les risques pour le cœur.


D’autres éléments entrent aussi en jeu, comme l’âge ou les prédispositions familiales.


Travail et cœur : un lien direct à ne pas négliger

Le monde du travail joue un rôle déterminant dans la santé cardiovasculaire.


Certaines expositions professionnelles augmentent les risques :

  • Contraintes physiques (charges lourdes, températures extrêmes)

  • Nuisances (bruit, substances chimiques)

  • Organisation du travail (horaires longs, travail prolongé)

Bon à savoir | L’enquête SUMER, menée entre 2016 et 2017 et publiée en 2024 par Santé Publique France, révèle que 6,8 % des salariés ont été exposés, la semaine précédant l’enquête, à une combinaison de facteurs nocifs pour le cœur (nuisances chimiques, le bruit, manutention, travail en milieu extrême, ...).


Le stress, facteur aggravant majeur

Les risques psychosociaux ont un impact direct :

  • Accélération du rythme cardiaque

  • Déséquilibres hormonaux

  • Fatigue chronique


Réforme 2026 : la prévention cardiovasculaire s’invite dans l’entreprise


Une proposition de loi adoptée en 2026 marque un tournant : faire du lieu de travail un acteur clé de la prévention cardiovasculaire.

Ce qui va changer concrètement

Renforcement du dépistage précoce (tension, diabète, cholestérol…) à différents moments de la vie

Intégration progressive de ces dépistages dans les parcours de santé y compris en entreprise

Développement d'actions de sensibilisation, d'information et de dépistage auprès des salariés

Meilleure prise en compte de certains publics à risque

Comment agir concrètement en entreprise ?


Promouvoir un mode de vie sain

Améliorer les conditions de travail

Prévenir le stress

Encourager l’arrêt du tabac

Réduire les expositions aux nuisances chimiques et physiques

Adapter la charge

de travail

Limiter l’alcool lors des événements professionnels

Aménager les postes pour limiter la pénibilité

Clarifier les objectifs

Proposer une alimentation équilibrée

Former les managers à des pratiques bienveillantes

Favoriser l’activité physique (défis sportifs, aménagement,...)

Favoriser l’équilibre vie professionnelle / vie personnelle

Développer une culture d’entreprise positive (collaboration, reconnaissance...)

Vivre avec une maladie cardiovasculaire au travail : quels leviers ?

Vivre avec une maladie cardiovasculaire ne signifie pas renoncer à votre vie professionnelle. Cependant, certaines situations de travail peuvent aggraver votre état de santé : sédentarité prolongée, stress intense, horaires décalés, efforts physiques importants ou exposition à un bruit constant.


Le rôle du médecin du travail

Le médecin du travail est votre allié. Après un problème cardiaque, il peut évaluer avec vous votre aptitude à reprendre votre poste et proposer des aménagements adaptés à votre état de santé. Cela peut inclure :


  • Un temps partiel thérapeutique

  • Une adaptation des missions

  • Des aménagements du poste

  • Une organisation limitant fatigue et stress

Important | Le médecin du travail est tenu au secret professionnel : vous pouvez lui parler en toute confiance. Vous n’êtes pas obligé d’informer votre employeur ou vos collègues de votre maladie, mais si vous ressentez de la fatigue, de l’essoufflement ou si vous avez besoin d’aménagements, vous avez le droit de demander de l’aide.



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